Pourquoi transférer l’aéroport de Nantes Atlantique ?

La présence d’un aéroport international, disposant d’une capacité d’accueil suffisante et de l’attractivité nécessaire, constitue un atout majeur pour le développement économique du Grand-Ouest. La vocation première de cet aéroport est le désenclavement de la façade Ouest Européenne. Il se substituera aux installations actuelles de Nantes-Atlantique et contribuera a la dynamisation des économies régionales.

L’aéroport de Nantes-Atlantique est aujourd’hui un équipement performant, qui répond globalement aux besoins de déplacements d’une clientèle régionale et s’inscrit dans le réseau de tête des aéroports régionaux d’intérêt national à vocation internationale. Mais qu’en sera-t-il d’ici 2015/2020 ?

Il est en effet prévisible que, si son développement se poursuivait au rythme de ces dernières années, le trafic dépasserait rapidement les capacités de cet équipement qui ne pourrait plus satisfaire aux exigences d’une exploitation de qualité.

Par ailleurs, les survols de l’agglomération nantaise deviendraient plus fréquents, en particulier sur sa partie la plus densément peuplée. Dans ce contexte, le cadre réglementaire, évoluant dans le sens d’une protection accrue des populations contre le bruit, conduirait rapidement à un blocage du développement de l’activité aéroportuaire.

L’aéroport de Nantes-Atlantique a atteint sa configuration maximale. Son environnement humain et naturel ne lui permet pas de s’étendre. La solution du transfert de son activité commerciale sur le site de Notre-Dame-des-Landes a été choisie afin d’anticiper les enjeux de développement de cet équipement clé à l’échelle interrégionale. A cet effet, ce transfert et l’adaptation des dessertes routières et ferroviaires qu’il suppose, constituent plus largement un levier de la politique globale d’aménagement du territoire.

Le projet d’aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes a fait l’objet d’une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du 18 octobre au 30 novembre 2006 et a été déclaré d’utilité publique par décret publié au Journal Officiel du 10 février 2008. Une utilité publique confirmée depuis par le Conseil d’Etat qui a rejeté les cinq recours déposés contre la DUP aéroportuaire.