FAQ

1 - Le projet

1.1 Où se situera le futur aéroport du Grand-Ouest ?

Le futur aéroport du Grand Ouest, qui remplacera à partir de 2017 l’actuel aéroport Nantes Atlantique implanté sur les communes de Saint-Aignan-de-Grandlieu et Bouguenais dans la communauté urbaine de Nantes, sera construit à 20 km au Nord-Ouest de Nantes et à 80 km de Rennes, sur quatre communes : Notre-Dame-des-Landes et Vigneux-de-Bretagne principalement, ainsi que Grandchamp-des-Fontaines et Treillières. L’emplacement retenu est situé entre la RN 137 (Nantes – Rennes) et la RN 165 (Nantes – Saint-Nazaire/Vannes).


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Légende : Localisation du futur aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes.


1.2. Le futur aéroport du Grand Ouest, c’est quoi ?

Construit à partir de 2014, le futur aéroport du Grand Ouest, au nord de Nantes, remplacera l’actuel aéroport Nantes Atlantique situé à Bouguenais, au sud de l’agglomération nantaise.

Les principales caractéristiques du futur aéroport seront :

- sa capacité à accueillir tout type d’avion dont les gros porteurs à pleine charge (type A380, A350, B747, B787…) ;
- sa capacité à accueillir un trafic de 4,5 millions de passagers à l’ouverture et 9 millions de passagers à long terme ;
- des installations optimisant les mouvements d’aéronefs, source d’économies et d’attractivité pour les compagnies aériennes ;
- une aérogare, des équipements modernes et adaptables aux évolutions technologiques (navigation, sécurité… ) et aux flux ;
- une réalisation HQE : intégration optimale dans le paysage, bâtiments basse consommation et installations à énergie positive (cellules photovoltaïques en toiture, chaufferie au bois…) ;
- une zone de chalandise de 6 millions d’habitants (rayon de 2 heures) et de 170 000 entreprises (rayon de 1h15).

1.3 Le futur aéroport du Grand Ouest, c’est quand ?

Le futur aéroport sera mis en service en 2017. Les travaux de la route d’accès doivent débuter en 2013 et ceux de l’infrastructure aéroportuaire en 2014.

1.4 Quels sont les enjeux du futur aéroport ?

Trois enjeux majeurs expliquent le transfert de l’aéroport :

Un enjeu de développement économique

Il s’agit d’accompagner la croissance du trafic passagers à Nantes Atlantique (l’aéroport actuel de l’agglomération nantaise) et d’anticiper sa saturation : le trafic passagers à Nantes Atlantique croît de +5,5 % par an depuis 20 ans (4 % pour la France) et a connu une hausse de 14,3% en 2010, la plus forte de l’hexagone. Le cap des 3 millions de passagers / an a été passé en décembre 2010 et à ce rythme, le seuil de saturation de Nantes Atlantique (4 millions de passagers par an) pourrait être atteint dès 2015.

Avec le futur aéroport, le Grand Ouest se dote d’une plateforme interrégionale pour son désenclavement et son développement avec :

- un équipement qui positionne l’Ouest comme une grande région européenne et compense sa position « périphérique » ;
- des déplacements plus faciles et une ouverture à l’international grâce à un accès rapide et quotidien au monde via les hubs européens et à la possibilité d’allers-retours dans la journée vers les métropoles françaises et européennes ;
- une capacité à accueillir et attirer plus de flux touristiques, économiques, logistiques…

Un enjeu environnemental

Construit à partir de 2014, le futur aéroport sera, contrairement à celui de Nantes Atlantique, une réalisation HQE : intégration optimale dans le paysage, bâtiments basse consommation et installations à énergie positive (cellules photovoltaïques en toiture, chaufferie au bois…).

De plus, l’utilisation de deux pistes parallèles permettra de limiter le temps de roulage (donc le bruit, la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre), d’éviter le survol de zones urbaines denses et de réduire l’exposition aux nuisances sonores aéronautiques (900 personnes à l’ouverture contre 42 000 actuellement).

Enfin, la construction s’accompagne de mesures conservatoires et compensatoires importantes avec un plan de gestion agri-environnemental concerté de 41 M€.

Un enjeu de sécurité pour l’agglomération nantaise

Aujourd’hui, 50 % des atterrissages (10 000 avions par an) survolent le centre-ville de Nantes à moins de 500 m d’altitude. Et ce chiffre augmente avec la croissance du trafic.

2 - Financement

2.1 Quel sera le coût du projet ?

Le budget global du futur aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes est de 556 M€ HT (estimation coût 2010).

2.2 Comment le projet sera t-il financé ?

Sur le budget global de 556 M€ HT (estimation coût 2010),

  • 315 M€ HT (56,6%) seront apportés par le concessionnaire Vinci et
  • 241 M€ HT (43,3%) par la collectivité publique :
    • Etat (125,5 M€),
    • Collectivités territoriales (115,5 M€).
    • Financement du projet d’aéroport du grand-ouest à Notre-Dame-des-Landes

2.3 Que comprend le coût du projet ?

Le coût de 556 M€ HT comprend :

  • La construction de l’aéroport : 446 millions d’euros hors taxe
  • Les équipements de navigation aérienne : 37 millions d’euros hors taxe
  • La route d’accès : 73 millions d’euros hors taxe

2.4 Quelle sera la contribution des collectivités locales ?

Les collectivités territoriales apporteront 115,5 M€ de contribution au projet, réparties comme suit :

  • Conseil régional des Pays de la Loire : 40,4 M€ (35 %)
  • Conseil régional de Bretagne : 28,9 M€ (25 %)
  • Conseil général de Loire-Atlantique : 23,1 M€ (20 %)
  • Communauté urbaine de Nantes : 17,9 M€ (15,5 %)
  • Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire (CARENE) : 2,9 M€ (2,5%)
  • Communauté d’agglomération Cap Atlantique (La Baule/Presqu’île Guérandaise) : 2 M€ (2 %)

Ces contributions seront apportées sous forme d’avances remboursables (clause de retour à meilleure fortune) : lorsque le concessionnaire deviendra bénéficiaire sur l’exploitation du futur aéroport, il remboursera les sommes apportées par les collectivités.

2.5 Peut-on s’attendre à des surcoûts pendant la réalisation ?

Pour obtenir ce coût (556 M€ HT), Vinci a pris en compte entre autres :

  • la nature du terrain,
  • les coûts liés à la réalisation de bâtiments basse consommation (norme BBC) et d’une ferme photovoltaïque,
  • les coûts d’évolution de la plateforme sur 55 ans pour accompagner la croissance du trafic et l’adaptation aux normes (navigation, sécurité, etc.),
  • les mesures compensatoires en matière environnementale,
  • etc.

Par conséquent, ce coût comprend bien l’ensemble de l’opération qui a fait l’objet d’un contrat de concession.

2.6 Quel sera le coût des dessertes ferroviaires nécessaires ? Qui paiera ?

Deux projets de transport collectif par rail sont à l’étude :

• à l’horizon de l’ouverture : une navette cadencée par tram-train électrique depuis la gare de Nantes et à partir de la ligne tram-train Nantes – Châteaubriant en cours de réhabilitation ;
• à l’horizon 2025 : une ligne rapide Nantes-Rennes/Bretagne-Sud via l’aéroport (inscrite au Schéma National des Infrastructures de Transport en juillet 2010).

L’aéroport du Grand Ouest inclut pour les deux projets ferroviaires :

• un positionnement et une communication avec l’aéroport intégrés au plan masse de celui-ci ;
• des mesures conservatoires (interfaces dont infrastructures, gare et station, guichet…).

En revanche, les réalisations de ces dessertes ne sont pas incluses dans la construction de l’aéroport car distinctes en terme de maîtrise d’ouvrage et de financement.

3 - Un aéroport HQE

3.1 HQE, ça veut dire quoi ?

La démarche HQE vise à améliorer la qualité environnementale des bâtiments neufs et existants, c’est-à-dire à offrir des ouvrages sains et confortables dont les impacts sur l’environnement, évalués sur l’ensemble du cycle de vie, sont les plus maitrisés possibles. C’est une démarche d’optimisation multicritère qui s’appuie sur une donnée fondamentale : un bâtiment doit avant tout répondre à un usage et assurer un cadre de vie adéquat à ses utilisateurs. La démarche HQE comprend trois volets indissociables :

  • Un système de management environnemental de l’opération (SME) où le maître d’ouvrage fixe ses objectifs pour l’opération et précise le rôle des différents acteurs ;
  • 14 cibles qui permettent de structurer la réponse technique, architecturale et économique aux objectifs du maître d’ouvrage ;
  • Des indicateurs de performance.

http://assohqe.org/hqe/spip.php?rubrique9

3.2 Quels sont les atouts environnementaux de cet aéroport ?

L’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes présentera un bilan énergie positif et un important plan de gestion agri-environnemental pour répondre aux critères de la Haute Qualité Environnementale (HQE), conformément au Grenelle de l’environnement.

Construit à partir de 2014, le futur aéroport sera une réalisation HQE : intégration optimale dans le paysage, bâtiments basse consommation et installations à énergie positive (cellules photovoltaïques en toiture, chaufferie au bois, ferme photovoltaïque…).

3.3 Combien d’hectares l’aéroport utilisera-t-il ?

Sur les 1 220 ha de la zone réservée dans la Déclaration d’Utilité Publique (DUP), l’aménagement de la plateforme n’occupera que 470 ha à l’ouverture et 600 ha en phase finale. L’objectif est une intervention maîtrisée sur l’espace naturel, intégrant le mieux possible la trame bocagère existante.

3.4 En quoi le nouvel aéroport sera-t-il plus performant que Nantes Atlantique sur le plan environnemental ?

Construit à partir de 2014, le futur aéroport sera une réalisation HQE (Haute Qualité Environnementale).

En particulier, il proposera :

> une consommation d’énergie trois fois moins importante par passager que l’aéroport Nantes Atlantique ;

> un bilan carbone positif ;

> des aires de stationnement des aéronefs positionnées au centre et deux pistes spécialisées permettant de réduire le temps de roulage des avions et donc les émissions de CO2.

3.5 Quel sera le bilan carbone du chantier ?

Le bilan carbone du futur aéroport sera positif sur la durée du projet en intégrant la construction.

3.6 Quels seront les indicateurs et outils de suivi ?

>  Un observatoire de l’environnement

>  Un comité de suivi de la concession